Umberto Eco – Le Nom de la rose
Prix Médicis étranger 1982
Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie, en l’an de grâce et de disgrâce 1327, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l’abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l’espace de sept jour
Ce roman, écrit avec les mots de l’époque, relate une enquête policière au sein d’une abbaye où plusieurs moines vont trépasser de manière étrange. Guillaume de Baskerville, particulièrement érudit, mène savamment l’enquête dans un environnement où tout lui est caché et où chacun veut protéger le savoir. Mais il découvrira très vite que tout gravite autour de la mystérieuse bibliothèque de l’abbaye qui renferme tant de secrets...
A une époque où toute la chrétienté est bouleversée, entre les hérétiques, les différentes confréries de moines qui s’opposent et les saints hommes qui cèdent au plaisir charnel, chacun voit en ces meurtres l’incarnation du mal.
C’est un livre que j’ai beaucoup apprécié. Même s’il est un peu long à démarrer, une fois entrée dans l’enquête, impossible de décrocher ! C’est assez amusant de suivre une enquête policière au sein d’un roman que l’on pourrait presque qualifier d’historique. Il regorge de descriptions sur la situation de chrétienté desquelles on perd facilement le fil, mais l’enquête est passionnante.
J’avais déjà vu le film, qui est également très bien fait, mais je ne m’en souvenais pas très bien, ce qui peut-être mieux pour se plonger entièrement dans le livre. Je ne comparerai pas les deux, car je leur trouve à chacun leur attrait, mais le livre est excellent et je le recommande à chacun !