Voilà une semaine que le Kosovo est devenu un état indépendant albanais. J'ai eu beaucoup de mal à digérer l'événement, et encore plus à supporter que la France reconnaisse cet état qui n'a pas lieu d'être.
Est-ce que la France actuelle s'est un seul instant penchée sur l'histoire de la Serbie? Certainement que oui, mais elle a du s'arrêter au début des années 90, et fermer les yeux sur tout ce qui s'est passé avant. Effectivement la serbie a pas mal d'ombres à son tableau, effectivement elle est responsable de beaucoup d'horreurs qui se sont déroulées dans les Balkans. Mais dans une guerre il n'y a jamais de gentils et de méchants. Il n'y a que des méchants. Et ce que la Serbie a fait, les autres (bosniaques, croates, albanais...) ont fait les mêmes choses.
Seulement avant de regarder tout le sang qui a coulé dans ces provinces durant les dernières décennies, on ferait mieux de regarder le sang qui a coulé il y a plusieurs siècles, quand les serbes ont donné leurs vies pour sauver leur province menacée par l'envahisseur alors appelé ottoman, mais qui en fait correspond aux albanais actuels...
Et si on se penche sur notre propre histoire??? On a bien pardonné aux Allemands toutes les horreurs qu'ils ont commis, et la France a récupéré l'Alsace-Moselle qu'ils avaient annexé. Comment peut on trahir de la sorte un pays que l'on a aidé depuis la première guerre mondiale. Pour la serbie, la France était un des seuls pays de confiance, un ami de toujours. Tous ces dirigeants qui considèrent qu'on décide du sort d'un pays en signant un bout de papier sont-ils allés au font des campagnes serbes? Ces gens ne connaissent pas l'émotion que l'on peut sentir quand un papi serbe tellement ému à la vue d'un soldat français sort ses médailles et raconte en pleurant les guerres qu'il a fait aux côté des Français. Alors non seulement la France a trahi la Serbie, mais en plus elle aprouve le fait de retirer une terre considérée sacrée pour les Serbes, le berceau de leur pays. C'est comme si on avait laissé l'Alsace à l'envahisseur...
En fait la France est devenue le petit chien-chien des Etats-Unis, et elle a tellement peur pour ses propres intérêts que de toute façon elle s'alignera du côté des plus forts. J'admire les quelques pays comme l'Espagne et Chypre qui eux au moins ont le cran de s'opposer.
Les hommes politiques actuels auraient juste du se retourner vers un personnage mythique de la France, le Général De Gaulle, sauveur du pays, qui lui savait pardonner et savait faire ce qu'il fallait pour garder l'intégrité d'un pays. Heureusement que quelques personnes haut-placées sont conscientes de l'erreur commise par la France. Je vous ai mis quelques extraits :
- Kosovo : la boite de pandore est ouverte
Sarkozy a signé la lettre française reconnaissant l’indépendance du Kosovo, adressée au premier ministre. La missive est partie de Paris deux heures avant celle envoyée par Washington signée de Condoleezza Rice. Sarkozy, Kouchner, Fillon ont vraiment décidé d’être les plus serviles dans la soumission aux États-Unis. Des craintes s’expriment en Europe, et dans le monde, après l’acte unilatéral décrétant l’indépendance du Kosovo. En Serbie la précipitation de la France est vécue par « l’amie de toujours de la France » comme une trahison. L’OTAN et l’UE acceptant une remise en cause de l’intégrité territoriale de la Serbie, qu’elles avaient en 1999 promis de préserver, sont aujourd’hui considérées comme une force d’occupation. Le silence de l’ONU est assourdissant.
Le précédent du Kosovo risque d’ouvrir la boite de pandore, des sécessionnismes. Il donnera espoir, relancera en particulier en Europe la légitimité de la logique ethnique du politique, du droit d’ingérence humanitaire, qui en l’occurrence se traduit par une partition de fait de la Serbie. L’écho se fera entendre en Espagne, à Chypre, en Roumanie, en Bulgarie. Ne nous étonnons pas si les séparatistes corses se joignent à ce concert. A l’heure ou dans de nombreux points de la planète de fortes rivalités ethniques s’expriment, ou le communautarisme alimenté par les religions divisent les peuples, l’effet boomerang du Kosovo risque de secouer l’arrogance des responsables politiques qui ont décidé de jouer avec le feu, et de fragiliser la situation en Europe
- L'Union européenne aux ordres des Etats-Unis ?
Le journal slovène "Dnevnik" nous a appris l'existence d'un document confidentiel de décembre 2007 remis à Washington par Daniel Fried, secrétaire d'Etat américain aux Affaires européennes, à Mitja Drobnic, directeur politique du ministère slovène des Affaires étrangères. Y figurent des consignes claires à l'intention de la présidence slovène de l'Union européenne. Il est demandé à la Slovénie de reconnaître l'indépendance du Kosovo et d'y maintenir l'ordre pro-albanais, contre la volonté des Serbes.
A la suite de ces révélations et du scandale qui s'en est suivi, le ministère slovène des affaires étrangères a tenté de faire bonne figure en limogeant Mitja Drobnic.
Cette affaire n'est qu'un exemple supplémentaire de l'ingérence américaine au sein même des institutions européennes. L'Union européenne devrait ainsi se soumettre au "nouvel ordre mondial". Notamment via le Traité de Lisbonne, document ratifié par voie parlementaire évitant ainsi toute sanction populaire et qui aligne explicitement la politique extérieure de l'Union sur celle de l'OTAN.
Nos appelons les Français et les Européens à la remise en cause de cette Europe -là et à la défense de leurs indépendances nationales.
- Le Kosovo « indépendant » ?
Avec la bénédiction de l’Union européenne sous influence américaine, les dirigeants du Kosovo ont proclamé l’indépendance de cette province serbe, en violation du droit international.
En dehors de l’injustice majeure que représente cette décision illégale et illégitime, tout le monde sait que le Kosovo indépendant n’est pas viable.
Ce « pays » ne peut survivre qu’en mendiant de la main droite des subsides à l’Union européenne, et en récoltant de la main gauche les profits des trafics mafieux dont il est une importante plaque tournante.
Le Kosovo indépendant sera un sanctuaire du crime organisé, au cœur de l’Europe, et en outre une base (al Qaïda, en arabe) pour l’islamisation du continent. Le tout subventionné par les citoyens européens.
Toute reconnaissance de cette indépendance sera une faute historique aux conséquences incommensurables.